On n'enterre jamais l'avenir

"The world is my country, all mankind are my brethren, and to do good is my religion."
- Thomas Paine
Jun 1 '12

4 notes (via lajacobine & citoyenflorelle)

Jun 1 '12
That which makes night within a man may leave stars.
— Victor Hugo (via clubdescordeliers)

21 notes (via clubdescordeliers)Tags: Victor Hugo quote Quatrevingt-treize

Jun 1 '12
americawakiewakie:

Solidarity Canada.

americawakiewakie:

Solidarity Canada.

20 notes (via clubdescordeliers & americawakiewakie)

Jun 1 '12
montagnarde1793:

Maximilien Robespierre (1758-1794), révolutionnaire français, théoricien et défenseur des droits de l’humanité, membre du Comité de Salut public, bouc émissaire de la “Terreur”*. Par David d’Angers (1788-1856).
*Je voudrais prendre cette occasion pour expliquer pourquoi je crois le mot “Terreur” inutile à la compréhension de l’histoire de la Révolution française. D’abord, il est assez imprécis. Veut-on parler d’un période ? Alors, de quel période s’agit-il ? La réponse la plus traditionnelle c’est du 5 septembre 1793 au 9 thermidor an II (27 juillet 1794), mais les historiens ne s’accordent pas sur cette périodisation, qui ne recouvre ni toute la répression révolutionnaire, ni toute la période du gouvernement révolutionnaire. Veut-on parler, justement, de la répression, de la violence, de la politique économique et sociale des montagnards, du gouvernement révolutionnaire ? Alors, pourquoi ne pas parler de la répression, de la violence, de la politique économique et sociale des montagnards, du gouvernement révolutionnaire, au lieu de la Terreur ? Ces termes sont de loin plus précis.
Mais si l’on voulait parler de toutes ces choses ensemble ? D’abord, il faudrait démontrer qu’il y a lieu de les discuter comme faisant partie d’un tout cohérent, mais une fois cette démonstration faite, il me semble encore que “les politiques de la période du gouvernement révolutionnaire” ou tout simplement “les politiques de l’an II”, voire “l’an II”, serait encore une fois plus précis et plus significatif.
Mais supposons qu’il y avait une bonne raison pour choisir la périodicité traditionnelle de la “Terreur”, pour parler strictement de la séquence du 5 septembre 1793 au 9 thermidor an II. Alors, il est vrai, les termes de “gouvernement révolutionnaire” ou “l’an II” seraient eux-mêmes imprécis. N’est-ce pas une bonne raison pour utiliser le mot “Terreur”.
Pas tout à fait, car il reste encore une bonne raison pour ne pas utiliser, ou au moins de ne pas l’utiliser sans beaucoup de précaution. C’est que le terme “Terreur” pour désigner une période de la Révolution ou un ensemble de politiques est né à un moment tout particulier de cette histoire, c’est-à-dire la réaction thermidorienne. Or, on peut en repérer deux choses. D’abord, que le terme est en fait anachronique. Si l’on avait une machine à voyager dans le temps, et que l’on allait à la date, disons, du 20 germinal an II (date tout à fait arbitraire, mais qui a le mérite d’être en plein milieu de la périodicité traditionnelle de la “Terreur), et que l’on disait à quelqu’un qu’on était “sous la Terreur”, cette personne ne comprendrait pas ce que l’on lui disait, ou du moins pas de la façon dont on l’entend de nos jours.
Enfin, il faut considérer le climat dans lequel cette terminologie a été développé, climat dans lequel on faisait la chasse à ceux auxquels on se complaisait de donner les noms de “terroristes” ou d‘“anarchistes”, ou l’on ne cherchait évidemment pas à comprendre la période précédente, mais à l’exécrer et à extirper toute trace non pas tant de la répression ou de violence, mais de la démocratie et du droit naturel.
Ainsi, on trouvera avec moi, j’espère, qu’il est à peu près aussi utile à la compréhension de la Révolution française d’utiliser sans réflexion le terme de “Terreur” que d’affubler les révolutionnaires de l’an II du titre d‘“anarchistes”, ce qui relèverait, bien entendu, de la plus haute ridicule et ce qui constituerait un non-sens absolu sur le plan historique comme politique.
En fait, il se peut que le terme de “Terreur” soit encore pire que celui d‘“anarchiste”. Car l’anarchisme, au moins, signifie quelque chose et il existe des gens qui se réclament de ce terme, alors que personne ne s’affiche comme “terroriste”. “Terroriste” est un terme qu’on utilise pour jeter du discrédit sur ses ennemis (et de nos jours à les associer à d’autres “terroristes” plus récents - c’est un fourre-tout remarquablement efficace)… Mais, à bien y réfléchir, peut-être que ceux qui se flattent d’être historiens mais qui puissent considérer les objets de leurs “études” comme leurs ennemis nous font un service en utilisant les termes de “Terreur” et de “terroriste”, qui nous révèle l’imposture de leur soi-disant objectivité qui prétend que exécrer la Révolution français équivaut à la considérer sans parti-pris. De toute façon, on reconnaitra à l’usage de ces termes, que celui qui les utilise ne peut plus y prétendre.
Et n’oublions pas, en guise de conclusion, que la “Terreur” originelle de la Révolution française est celle des droits de l’homme et du citoyen. Écoutons la députation des colons de Saint-Domingue, esclavagistes et contrerévolutionnaires à ce sujet : “Enfin elle [leur “circonspection”] est devenue une espèce de terreur, lorsque nous avons vu la déclaration des droits de l’homme poser, pour base de la Constitution, l’égalité absolue, l’identité de droits et la liberté de tous les individus” (lettre du 11 janvier 1790).

montagnarde1793:

Maximilien Robespierre (1758-1794), révolutionnaire français, théoricien et défenseur des droits de l’humanité, membre du Comité de Salut public, bouc émissaire de la “Terreur”*. Par David d’Angers (1788-1856).

*Je voudrais prendre cette occasion pour expliquer pourquoi je crois le mot “Terreur” inutile à la compréhension de l’histoire de la Révolution française. D’abord, il est assez imprécis. Veut-on parler d’un période ? Alors, de quel période s’agit-il ? La réponse la plus traditionnelle c’est du 5 septembre 1793 au 9 thermidor an II (27 juillet 1794), mais les historiens ne s’accordent pas sur cette périodisation, qui ne recouvre ni toute la répression révolutionnaire, ni toute la période du gouvernement révolutionnaire. Veut-on parler, justement, de la répression, de la violence, de la politique économique et sociale des montagnards, du gouvernement révolutionnaire ? Alors, pourquoi ne pas parler de la répression, de la violence, de la politique économique et sociale des montagnards, du gouvernement révolutionnaire, au lieu de la Terreur ? Ces termes sont de loin plus précis.

Mais si l’on voulait parler de toutes ces choses ensemble ? D’abord, il faudrait démontrer qu’il y a lieu de les discuter comme faisant partie d’un tout cohérent, mais une fois cette démonstration faite, il me semble encore que “les politiques de la période du gouvernement révolutionnaire” ou tout simplement “les politiques de l’an II”, voire “l’an II”, serait encore une fois plus précis et plus significatif.

Mais supposons qu’il y avait une bonne raison pour choisir la périodicité traditionnelle de la “Terreur”, pour parler strictement de la séquence du 5 septembre 1793 au 9 thermidor an II. Alors, il est vrai, les termes de “gouvernement révolutionnaire” ou “l’an II” seraient eux-mêmes imprécis. N’est-ce pas une bonne raison pour utiliser le mot “Terreur”.

Pas tout à fait, car il reste encore une bonne raison pour ne pas utiliser, ou au moins de ne pas l’utiliser sans beaucoup de précaution. C’est que le terme “Terreur” pour désigner une période de la Révolution ou un ensemble de politiques est né à un moment tout particulier de cette histoire, c’est-à-dire la réaction thermidorienne. Or, on peut en repérer deux choses. D’abord, que le terme est en fait anachronique. Si l’on avait une machine à voyager dans le temps, et que l’on allait à la date, disons, du 20 germinal an II (date tout à fait arbitraire, mais qui a le mérite d’être en plein milieu de la périodicité traditionnelle de la “Terreur), et que l’on disait à quelqu’un qu’on était “sous la Terreur”, cette personne ne comprendrait pas ce que l’on lui disait, ou du moins pas de la façon dont on l’entend de nos jours.

Enfin, il faut considérer le climat dans lequel cette terminologie a été développé, climat dans lequel on faisait la chasse à ceux auxquels on se complaisait de donner les noms de “terroristes” ou d‘“anarchistes”, ou l’on ne cherchait évidemment pas à comprendre la période précédente, mais à l’exécrer et à extirper toute trace non pas tant de la répression ou de violence, mais de la démocratie et du droit naturel.

Ainsi, on trouvera avec moi, j’espère, qu’il est à peu près aussi utile à la compréhension de la Révolution française d’utiliser sans réflexion le terme de “Terreur” que d’affubler les révolutionnaires de l’an II du titre d‘“anarchistes”, ce qui relèverait, bien entendu, de la plus haute ridicule et ce qui constituerait un non-sens absolu sur le plan historique comme politique.

En fait, il se peut que le terme de “Terreur” soit encore pire que celui d‘“anarchiste”. Car l’anarchisme, au moins, signifie quelque chose et il existe des gens qui se réclament de ce terme, alors que personne ne s’affiche comme “terroriste”. “Terroriste” est un terme qu’on utilise pour jeter du discrédit sur ses ennemis (et de nos jours à les associer à d’autres “terroristes” plus récents - c’est un fourre-tout remarquablement efficace)… Mais, à bien y réfléchir, peut-être que ceux qui se flattent d’être historiens mais qui puissent considérer les objets de leurs “études” comme leurs ennemis nous font un service en utilisant les termes de “Terreur” et de “terroriste”, qui nous révèle l’imposture de leur soi-disant objectivité qui prétend que exécrer la Révolution français équivaut à la considérer sans parti-pris. De toute façon, on reconnaitra à l’usage de ces termes, que celui qui les utilise ne peut plus y prétendre.

Et n’oublions pas, en guise de conclusion, que la “Terreur” originelle de la Révolution française est celle des droits de l’homme et du citoyen. Écoutons la députation des colons de Saint-Domingue, esclavagistes et contrerévolutionnaires à ce sujet : “Enfin elle [leur “circonspection”] est devenue une espèce de terreur, lorsque nous avons vu la déclaration des droits de l’homme poser, pour base de la Constitution, l’égalité absolue, l’identité de droits et la liberté de tous les individus” (lettre du 11 janvier 1790).

20 notes (via montagnarde1793 & tinywaitress)Tags: robespierre French Revolution terreur

May 31 '12
downlo:

Robe retroussée dans les poches at the Kyoto Costume Institute.

In accordance with the English custom of walks in the countryside and relaxing in the open air, it became popular to dress up in clothes derived from the work clothes and townwear of ordinary people, who, by their nature, put great importance on freedom of movement. One of these so inspired style is the “retroussée dans les poches”, as seen here. The gown’s hem is pulled out from slits in either side, and draped on the back. The red and white contrasting pekin stripes also heighten the folds’ effect.
“Pekin” stripes are textiles originally made in China of equal-width striped patterns of differing colors and weaving methods. Along with the expansion of interest in chinoiserie, around 1760, Peking striped fabric was even produced in France and became popular. As Jean-Baptiste Siméon Chardin (1699–1779) painted (“The Morning Toilette”, c.1741, National museum, Stockholm) , women of the rich bourgeoisie often wore this kind of striped pattern.

downlo:

Robe retroussée dans les poches at the Kyoto Costume Institute.

In accordance with the English custom of walks in the countryside and relaxing in the open air, it became popular to dress up in clothes derived from the work clothes and townwear of ordinary people, who, by their nature, put great importance on freedom of movement. One of these so inspired style is the “retroussée dans les poches”, as seen here. The gown’s hem is pulled out from slits in either side, and draped on the back. The red and white contrasting pekin stripes also heighten the folds’ effect.

“Pekin” stripes are textiles originally made in China of equal-width striped patterns of differing colors and weaving methods. Along with the expansion of interest in chinoiserie, around 1760, Peking striped fabric was even produced in France and became popular. As Jean-Baptiste Siméon Chardin (1699–1779) painted (“The Morning Toilette”, c.1741, National museum, Stockholm) , women of the rich bourgeoisie often wore this kind of striped pattern.

25 notes (via revwarheart & downlo)Tags: Historical Clothes 18th Century

May 31 '12
violentopinions:

thecommunistparty:

Why am I laughing so hard right now? Where can I buy this toy?

I totally want a toy sickle and hammer. That would be so sweet. 

violentopinions:

thecommunistparty:

Why am I laughing so hard right now? Where can I buy this toy?

I totally want a toy sickle and hammer. That would be so sweet. 

19 notes (via clubjacobin & printerpress)

May 31 '12

Manuscrit de Robespierre, d’un lot de lettres et discours acquis par l’État l’année dernière (dont celui du 8 Thermidor, An II) - Robespierre’s manuscript - from mails and speeches bought by the state last year (among them, the one of the 8th of Thermidor, An II)
@credits

Manuscrit de Robespierre, d’un lot de lettres et discours acquis par l’État l’année dernière (dont celui du 8 Thermidor, An II) - Robespierre’s manuscript - from mails and speeches bought by the state last year (among them, the one of the 8th of Thermidor, An II)

@credits

(Source: frenchhistory)

28 notes (via frenchhistory)Tags: robespierre French Revolution

May 31 '12

11 notes (via clubdescordeliers & citoyenflorelle)Tags: robespierre

May 31 '12

so long as there shall exist a social condemnation, which, in the face of civilization, complicates a destiny that is divine with human fatality; so long as the three problems of the age—the degradation of man by poverty, the ruin of women by starvation, and the dwarfing of childhood by night—are not solved; so long as social asphyxia shall be possible; so long as ignorance and misery remain on earth, books like this cannot be useless.

            —preface to les misérables, by victor hugo

765 notes (via clubdescordeliers & vlajean)Tags: Les Misérables gifs quote Victor Hugo

May 31 '12

27,849 notes (via lajacobine & transawareness)Tags: germany what the fuck transgender